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Qu'est-ce que le régime cétogène ?

Le régime cétogène consiste à adopter une diète faible en glucides (sucres) et fortement riche en graisses saines. En réduisant considérablement l'apport en glucides, le corps passe à un état métabolique appelé cétose, où il consomme des graisses pour générer de l'énergie plutôt que du glucose.  Le régime cétogène, aussi appelé alimentation keto, est une approche diététique qui privilégie une réduction significative de la consommation de glucides, en favorisant une augmentation de l'ingestion de lipides (graisses). Cette modification du métabolisme incite le corps à entrer dans un état de cétose, phase durant laquelle l'organisme utilise les graisses pour se procurer de l'énergie plutôt que d'utiliser des sucres.



Pour la petite histoire


Le régime cétogène est une diète qui possède des avantages thérapeutiques et de perte de poids presque centenaires. Son « père » est le Dr Russell Wilder (Mayo Clinic, Minnesota), qui est né en 1921. Elle a été développée en vue de traiter l'épilepsie pédiatrique. À cette période, aucun traitement n'était disponible pour guérir cette maladie. De nombreux centres de santé, y compris certains hôpitaux en Suisse, ont récemment réintroduit cette méthode, la proposant aux enfants épileptiques résistants aux traitements médicamenteux ou incapables de tolérer leurs effets secondaires. Son rendement, nous le constatons quotidiennement grâce à l'expérience. Les recherches contemporaines dans le secteur de la santé et de la nutrition ont mis en lumière de multiples autres bienfaits thérapeutiques du régime cétogène, dont on commencerait à tirer profit. Établir une liste exhaustive des maladies pour lesquelles elle peut être bénéfique est complexe. Toutefois, ce que nous savons actuellement, c'est qu'elle peut grandement aider dans la lutte contre l'épilepsie, comme nous venons de le démontrer, mais également contre l'obésité, le diabète de type 2 et le syndrome métabolique. On commence aussi à constater que le régime cétogène est bénéfique dans la lutte contre le cancer, certaines affections neurologiques telles que la maladie d'Alzheimer, Parkinson, les traumatismes cérébraux résultant de certains AVC, la sclérose latérale amyotrophique, sans oublier le syndrome des ovaires polykystiques et l'acné. Élément important à considérer, surtout vu qu'actuellement il n'existe pas de traitement spécifique pour la majorité de ces maladies.



Cette approche alimentaire ne représente pas une énième diète miraculeuse inventée par un diététicien en quête de célébrité (et de profit). C'est tout d'abord un mode d'alimentation « naturel » ancestral. Effectivement, il y a des milliers d'années, les humains se régénéraient avec ce qu'ils dénichaient dans la nature. Ils étaient encore dans l'ignorance de l'agriculture, de l'élevage, et à plus forte raison, des produits industriels et du sucre. Leurs plats étaient principalement constitués de poissons, viandes, plantes de la nature, noix et graines, et parfois de quelques fruits… Ainsi, leur régime alimentaire contenait peu de glucides. Ils tiraient essentiellement leur énergie non pas du sucre (comme c'est le cas pour nous actuellement), mais des lipides. Ainsi, leur métabolisme, autrement dit leur mécanisme de production d'énergie, différait radicalement du nôtre : ils convertissaient les graisses en corps cétoniques, un processus désigné par le terme de cétose (d'où le nom de diète cétogène). Selon certains experts, c'est ce métabolisme spécifique qui a favorisé l'évolution du cerveau humain, une anecdote captivante à partager ! Sans lui, l'humanité aurait peut-être demeuré à un niveau de progrès bien moins avancé qu'actuellement. En effet, notre cerveau, pesant approximativement 1,5 kg, est le plus gras des organes du corps humain…


Comparatif entre une alimentation classique et une alimentation cétogène


Le régime cétogène contredit les préconisations nutritionnelles couramment acceptées qui méritent d'être sérieusement interrogées ! Le régime cétogène s'établit sur les récentes études en médecine mitochondriale, qui mettent l'accent sur le fait que notre corps n'est pas conçu pour consommer une si vaste quantité de « sucres ». Il est évident que nous ingurgitons actuellement des nourritures pour lesquelles notre génétique n'est pas adaptée, ce qui déclenche nombre de processus inflammatoires.



Aujourd'hui, les autorités de santé nous recommandent en effet de composer nos menus en respectant ce ratio : 

  • Les glucides représentent 50 à 55% des apports énergétiques totaux.

  • Les lipides représentent 35 à 40% des apports énergétiques totaux.

  • Les protéines représentent 10 à 15% des apports énergétiques totaux.

 

Dans l'alimentation cétogène, ce ratio est complètement différent :

  • Les lipides représentent 70 à 80% (voire plus) des apports énergétiques totaux.

  • Les protéines représentent 15 à 20% des apports énergétiques totaux.

  • Les glucides représentent 5 à 10% des apports énergétiques totaux.




L'alimentation cétogène (keto) nécessite une réduction considérable des glucides en favorisant les lipides pour inciter l'organisme à utiliser des graisses comme source d'énergie. Bien qu'il soit parfois employé dans un contexte médical (comme dans le traitement de certaines épilepsies), son usage comporte de multiples risques et désavantages pour la santé.

 

Voici les risques et points faibles majeurs du régime cétogène :

 

  • Conséquences à court terme : les premières semaines de transition vers un régime pauvre en glucides, souvent désigné comme « grippe céto », peuvent entraîner de la fatigue, des maux de tête, des nausées, des étourdissements et de l'irritabilité.


  • Risque de calculs rénaux et osseux : L'alimentation acidifie le corps, ce qui amplifie le danger de formation de pierres dans les reins. Cela pourrait également compromettre l'intégrité osseuse (réduction de la densité minérale) en raison d'une perturbation de l'équilibre calcique.


  • Déficits nutritionnels : L'absence de fruits, de glucides complexes et de certaines variétés de légumes donne souvent lieu à un déficit en fibres, de vitamines B, potassium et magnésium, ce qui peut fréquemment conduire à la constipation.


  • Risques cardiovasculaires : selon les types de graisses consommés, une ingestion excessive de graisses saturées peut accroître le taux du « mauvais cholestérol » (LDL) ainsi que le risque de maladies cardiovasculaires.


  • Restrictions sociales et des troubles des comportements alimentaires (TCA) : ce régime impose d'importantes restrictions. Elle nécessite une organisation minutieuse et peut générer une intense frustration sociale et encourager des épisodes de compulsion alimentaire.


Conclusion

Avant de commencer un régime cétogène, il est fortement recommandé de bénéficier du soutien d'un professionnel de santé afin d'éviter tout manque nutritionnel et s'assurer de la conformité de ce régime avec votre profil individuel.

 
 
 

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